Le SECHUM contre les « taxes roses »

Plus de 800 signatures contre les taxes roses.

Il y a encore du chemin à faire pour que les hommes et les femmes atteignent l’égalité. Vous nous avez encore démontré que cette journée est essentielle! Des alliés masculins, des membres de d’autres accréditations syndicales se sont arrêté-es pour signer notre pétition.  Nous sommes en pour parler pour l’apporter à l’Assemblée Nationale. Bravo à tous et à toutes!  Nous devons de continuer de nous battre et de contester tout ce qui nous bloque à notre égalité pleine et entière!  

La taxe rose : L’égalité toujours pas atteinte!

Cette année, nous avons décidé de conscientiser les femmes du SECHUM à la taxe rose. Plusieurs médias se sont penchés sur cette taxe. Le reportage de l’émission  La facture de Radio-Canada[1] est celui qui est le plus frappant. Les journalistes ont demandé à un homme et à une femme d’acheter des produits comparables, pour ensuite,  comparer les prix.

Chaque année, c’est des centaines, sinon des milliers de dollars que les femmes doivent débourser de plus que les hommes pour des produits similaires.

Pourquoi nous payons plus cher ?

Dans un article paru dans le Journal de Montréal[2], la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Deschêne s’est indignée : «On stéréotype des produits en proposant des versions roses. Et ensuite on fait payer les femmes pour ces produits stéréotypés.»  Le journaliste donne comme exemple les crayons à mine : 2.99$ pour des crayons « ordinaires » et 3.99$ pour ceux qui sont roses. Ce qui est fâchant, c’est que la couleur et l’emballage qui change, le crayon reste le même. Selon Marie Lachance, professeure au Département de sciences de l’économie de l’Université Laval: «Elles sont toujours plus préoccupées que les hommes par leur image corporelle, et les compagnies en profite.»

Moyens pour combattre

Une Montréalaise a déposé une demande de recours collectif contre plusieurs entreprises (Unilever Canada, Pharmaprix, Jean Coutu, Uniprix, Metro, Loblaws, Walmart et Familiprix) qui pratiquerait cette discrimination basée sur le sexe.[3]

À l’Hôtel de ville de Montréal, le conseil municipal du 20 février 2017 a adopté la motion de Projet Montréal à l’unanimité pour faire des pressions sur le gouvernement du Québec sur les pratiques de la taxe rose : « Que le conseil municipal demande au gouvernement du Québec de faire respecter la Charte des droits et libertés de la personne sur le territoire montréalais en interdisant la pratique des « taxes roses ».[4]

Sources

[1] François Dallaire, « Faut-il une loi pour combattre la « taxe rose »?», La facture, un reportage de François Dallaire et Stéphanie Allaire, PUBLIÉ LE MARDI 10 JANVIER 2017 À 5 H 17.

[2] STÉPHAN DUSSAULT, «Une taxe rose coûteuse», Journal de Montréal, 22 novembre 2014.

[3] THOMAS GERBET, « Demande de recours collectif au Québec contre la « taxe rose », Radio-Canada.ca, 14 FÉVRIER 2017.

[4] Projet Montréal, «Motion pour l’interdiction des taxes roses à Montréal», Février 2017.