Rapport du conseil fédéral de la FSSS

(Drummondville, 5 au 7 décembre 2016)

Quatre débats ont animés le plancher lors du dernier conseil fédéral de la FSSS tenu à Drummondville en décembre dernier.

Assurances : jusqu’ici tout va bien…

Une journée complète a été consacrée à la question des assurances. Nous allons publier un article plus détaillé sur cette importante question bientôt. Pour le moment, l’important à retenir, c’est qu’en refusant l’entente de principe à la table centrale lors de la dernière négo au printemps 2016, la FSSS a réussi à aller chercher des sommes supplémentaires pour réduire notre prime d’assurance.

Pour la durée de la présente convention, c’est 14,5 millions que nous allons recevoir à chaque année. Malheureusement, le coût des médicaments explosent et nous sommes confrontés à une augmentation constante de notre prime.

Heureusement, l’argent supplémentaire que nous avons réussi à arracher des mains du gouvernement fait en sorte «d’éponger» cette hausse et de réduire notre prime d’assurance de quelques dollars par paie selon notre régime (I,II, III).

Ce n’est pas beaucoup, mais lors du dernier conseil plusieurs syndicats locaux ont tentés de trouver des solutions au problème de l’augmentation de la prime d’assurance. Une proposition pour que la FSSS fasse la promotion d’un régime de médicament public et gratuit a été adoptée. La FSSS doit nous présenter un plan d’action pour la prochaine instance à ce sujet.

La question de l’ordre du jour : un enjeu démocratique

Une proposition de laisser sur table lors du dernier congrès voulait que la FSSS fasse «l’envoie électronique de l’ordre du jour et des documents d’instances lorsqu’ils sont prêts».

Cette proposition peut sembler être une technicalité, mais est d’une importance capital pour garantir une vie démocratique saine.

Bien souvent, nous prenons connaissance de l’ordre du jour uniquement quelques minutes avant le début de l’instance. Nous ne pouvons donc pas discuter des enjeux en exécutif et encore moins en discuter en conseil syndical ou en assemblée.

Si nous ne savons pas de quoi il sera question, nous ne pouvons pas nous préparer d’avance et encore moins nous coordonner avec les autres syndicats locaux pour harmoniser nos positions sur tel ou tel enjeu.

La proposition principale fut battue, mais nous aurons quand même la réception de l’ordre du jour «provisoire» avant le début des instances de la FSSS à l’avenir.

Des services publics de qualité  passent par la lutte aux inégalités

La campagne Valorisation, promotion et préservation des services publics (VPP) fut mise sur pied en 2009 et «a pour objectif de mettre en place les moyens nécessaires pour défendre et assurer la pérennité des services publics».

Lors du congrès de 2016, le bureau fédéral voulait mettre l’accent sur l’importance de la lutte aux inégalités pour avoir des services publics de qualité. Par exemple, la lutte contre l’évasion fiscale a un lien direct avec la qualité des services, puisque cet argent pourrait être réinvestit dans les services publics.

Ce n’est pas parce que nous sommes des travailleurs-euses de la santé, que les grands enjeux politiques ne nous concernent pas. C’est l’un des objectifs de cette campagne.

Le nerf de la guerre : le droit de grève

Le CSSS Jeanne-Mance a amené une proposition pour «développer un plan d’action et des revendications » en vue de défendre le «droit de grève en tout temps.»

Le droit de grève dans le milieu de la santé est essentiellement d’ordre symbolique. De plus, le moment où nous pouvons entrer en grève est minutieusement circonscrit. Cela nous prive de notre rapport de force.

L’exécutif de la FSSS était d’accord avec cette vision et a proposé une autre proposition qui va dans ce sens. C’est-à-dire que la FSSS interpelle la CSN pour «qu’elle procède à une analyse» du «régime de négociation» dans les secteurs public et privés, ainsi que des modalités du droit de grève dans le Code du travail.

L’objectif est de voir les limites légales du droit de grève en ce moment, et ensuite s’entendre avec les autres organisations syndicales et le gouvernement pour modifier ses règles.

Bruno-Pierre Guillette